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La restauration

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En 2006 le Dr. Griet Steyaert a commencé la restauration du triptyque Les Sept Sacrements de Rogier van der Weyden. C'était le début d'un projet de restauration tout à fait captivant.

Les problèmes les plus importants au début de la restauration en 2006

  • La couche de peinture s'est écaillé ici et là et des particules de couleur ont menacé de se perdre.
  • La couche originelle de peinture était recouverte d'une grosse couche de vernis sale et jauni, de repeints et d'anciennes retouches décolorées. Ces couches, qui n'étaient pas d'origine, ont formé un filtre gris sur la surface. En outre, elles ont empêché la pénétration de la colle, une opération essentielle pour fixer les particules de couleurs détachées.

Que comprenait la restauration?

  • Avant et pendant le traitement, la peinture a été soumise à des recherches minutieuses. À l'œil nu, au microscope optique, à l'aide de radiographies, de rayons ultraviolets et d' infrarouge. Les restaurateurs ont documenté, décrit et photographié en détail tous les stades du traitement.
  • Aussi, pour autant que cela soit possible et souhaitable, la restauratrice a ôté les couches abîmées. Pour ce faire, elle a employé des solvants soigneusement choisis, et parfois des moyens mécaniques, comme le scalpel sous le microscope optique. Peu à peu, la qualité artiqtique originale du chef-d'œuvre, ainsi que les nuances subtiles de l'architecture, ont refait surface.
  • Après le nettoyage et la fixation, la restauratrice a appliqué une nouvelle couche de vernis pour saturer les couleurs, elle a soigneusement retouché les lacunes et détériorations, avec des pigments inaltérables dans un liant synthétique.
  • Les supports en chêne ont eux aussi été traités. Quelques fissures dans les panneaux ont dû être réencollés. Ensuite, les lattes du parquet coulissant, apposées au XIXe siècle sur les côtés des volets latéraux, ont dû être détachées, afin qu'elles n'entravent plus la dilatation ou la contraction du bois.
  • Le triptyque a été doté d'un nouveau cadre. Le cadre du XIXe siècle, dans lequel les panneaux étaient insérés, paraissait bien trop lourd. Qui plus est, il n'était pas adapté à la courbe que décrit le panneau central. Le nouveau cadre donne une idée de l'apparence présumée de l'original.

Peu à peu, la splendeur des couleurs originales du chef-d'œuvre, ainsi que les nuances subtiles de l'architecture, ont refait surface. L'on peut voir maintenant que le chœur avait à l'origine une grisaille jaunâtre, alors que la nef affiche des gris teintés de bleu. Une multitude de petits détails, comme une épingle dans un des couvre-chefs, est apparue sous les retouches.

Grâce à

C'est grâce au soutien de la fondation Roi Baudouin, du fonds Inbev- Baillet Latour et de SD Worx que le Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers a pu faire restaurer l’un des fleurons de sa collection.

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