Peter Paul Rubens
Siegen 1577 - Anvers 1640
1624
Huile sur bois
447 x 336 cm
Numéro d'inventaire 298
Un cortège haut en couleur entre dans une étable délabrée, près d'une colonne antique. À droite,
Marie montre son nouveau-né aux trois Rois mages accompagnés de leurs serviteurs, soldats, chevaux
et chameaux. Bien qu'elle ne soit pas au centre du tableau, elle saute directement aux yeux car les
regards des rois et de leur suite convergent vers elle. Gaspar s'agenouille et lui offre de
l'encens. Le vieux Melchior, en manteau rouge, lui offre de l'or et le roi maure Balthazar, coiffé
d'un turban, de la myrrhe. Ensemble, ils représentent tous les pays et peuples informés de la
naissance du Messie. Leurs présents sont le signe de la vénération qu'ils lui portent en sa qualité
de Dieu, roi et homme.
Après un long séjour à l'étranger,
Rubens revient à Anvers au début du XVIIe siècle. Il y devient l'un des artistes
les plus célèbres et sollicités de son temps. Dans les années 1620, il reçoit de nombreuses
commandes de grandes séries et de retables de prestige. Il a peint
L'Adoration des mages à la demande de Matthias Yrsselius, le supérieur de l'abbaye
Saint-Michel d'Anvers.
Symbolique
Cette œuvre forme un ensemble symbolique complexe. La colonne classique est une allusion au palais en ruine de David. C'est de sa lignée que, selon la Bible, le Messie descend. Le bœuf symbolise la foi. Et l'araignée dans sa toile que le spectateur attentif apercevra dans le coin supérieur droit incarne le mal dont Jésus le Sauveur triomphera.
En 2007, le KMSKA a fait de cette peinture une étude approfondie.
