Jacob Jordaens Ier
Anvers 1593 - Anvers 1678
1617-1618
154,4 x 121,5 x 1,7 cm
Numéro d'inventaire 844
Dans ses
Métamorphoses, le poète romain
Ovide raconte l'histoire de Méléagre et Atalante. Tout commence par Diane, déesse
de la chasse. Furieuse de ne pas avoir reçu d'offrandes du roi Œneus de Calédonie, elle envoie un
sanglier géant ravager son pays. Quelques valeureux chasseurs, dont le prince Méléagre, lui ouvrent
la chasse. D'une flèche bien placée, la bien-aimée du prince, Atalante, arrête l'animal que
Méléagre achève. Ce dernier offre la tête de la brute à sa compagne, faisant ainsi fi de la
tradition qui veut qu'elle aille à un parent proche. Lorsque ses oncles exigent le trophée reçu par
Atalante, Méléagre tire son épée et les tue. Sa mère le frappe alors d'une malédiction qui lui
vaudra une mort horrible.
Le peintre baroque anversois
Jacob Jordaens représente ici le moment critique où les oncles de Méléagre exigent
leur dû. Le meurtre est imminent, la tension, tangible. Le contraste entre les zones d'ombre et de
lumière ajoute au caractère dramatique de la scène.
La colère
Bien que cette scène s'inscrive dans la sphère mythologique des dieux de l'Antiquité, Jordaens l'a représentée sous un jour très réaliste, avec des personnages campagnards et des chiens - un animal qu'il affectionnait particulièrement. Ce choix délibéré avait pour but d'inciter les spectateurs à réfléchir aux conséquences désastreuses que peut avoir la colère.
