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Après-midi à Ostende

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James Ensor
Ostende 1860 - Ostende 1949
1881
Huile sur toile
108,5 x 132 cm
Numéro d’inventaire 1852

Dans ses jeunes années, James Ensor a peint une série de scènes de genre, baptisée Le salon bourgeois. À l'image de cet Après-midi à Ostende, ces salons s'articulent autour d'un ou de deux personnages installés dans un intérieur cossu. Une figure qui revient souvent dans les œuvres d'Ensor est Mariette, sa sœur cadette. Toute pomponnée, Mitche – c'est ainsi que l'appelait le peintre – pose à la table du domicile parental. La femme assise en face d'elle est Catharina Haegheman, sa mère. En dépit du lien évident avec sa vie personnelle, il s'agit d'une représentation fictive. L'artiste dépeint les heurs et malheurs d'une jeune femme de la petite bourgeoisie. Nous la voyons ici en visite chez une femme plus âgée où elle vient boire le café après le déjeuner. La lumière est tamisée par les rideaux sombres. Quelle est la relation entre ces deux personnages ? Quelles pensées hantent l'esprit de la jeune femme ? Libre au spectateur de répondre à ces questions.

Impressionniste ?

À l'époque où Ensor peint ce tableau, tout le monde, amis et détracteurs le qualifie d'impressionniste. Ce tout récent courant artistique amorcé par Monet et Renoir ne lui est effectivement pas étranger. Pourtant, rien ne semble l'annoncer dans ce salon bourgeois. S'il a lui-même parlé de ce tableau comme d'une « impression », il dira par la suite que c'est à tort qu'on a voulu le ranger parmi les impressionnistes. Pour lui, son art ne pouvait être réduit au simple enregistrement d'un jeu optique de lumière et de couleur, tel que le pratiquaient ses contemporains français.

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