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Les nœuds roses

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Paul Delvaux
Anthélix 1897 - Furnes 1994
1937
Huile sur toile
121,5 x 160 cm
Numéro d'inventaire 2850

Paul Delvaux est connu du grand public pour les nombreux trains, gares et femmes nues qu'il a peints. Mais l'artiste belge s'est aussi inspiré de l'Antiquité. Sur les bancs de l'école, le jeune Delvaux était fasciné par les histoires de l'Iliade et de l'Odyssée. Il remplissait ses livres et cahiers de scènes mythologiques, des soldats grecs et des temples en tous genres. Plus tard, il renouera avec ces sujets, cette fois sur toile. Ici, nous voyons des femmes nues errer dans un paysage montagneux semé de ruines antiques. Il s'agit de femmes stéréotypées, banales et idéalisées. Leurs yeux en amande paraissent ne rien voir. Deux d'entre elles portent autour de la poitrine un large ruban rose noué à l'avant. Ce motif reviendra plus tard dans d'autres œuvres de Delvaux, tout comme le squelette que les spectateurs attentifs apercevront dans le bâtiment à l'arrière-plan.

Pas un surréaliste

En 1934, Delvaux découvre les œuvres de Giorgio de Chirico, Salvador Dalí et René Magritte. À leur exemple, il s'orientera plus tard vers le surréalisme. Pourtant il n'est pas un surréaliste belge typique. D'ailleurs, Delvaux n'aimait pas être étiqueté. Il se tenait à l'écart des groupes et collectifs d'artistes et de leurs activités. C'est peut-être pour cela que René Magritte, le surréaliste belge par excellence, le surnommait parfois avec ironie, Delvache ou Delbœuf.

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