Frans Francken II
Anvers 1581-Anvers 1642
Huile sur bois
78 x 115,2 x 0,5 cm
Numéro d'inventaire 669
Vers la moitié du XVIe siècle, les Anversois nantis se mettent à collectionner des œuvres d'art.
Vers 1610, des peintres anversois comme
Frans Francken II choisissent de représenter leurs cabinets d'art. Ils donnent
ainsi naissance à un nouveau genre pictural local, dont
Le cabinet d'art de Sebastiaan Leerse est un bel exemple.
Une famille fortunée pose fièrement dans le salon d'apparat de la maison. Grâce à un portrait
de famille d'
Anthony van Dyck, nous savons qu'il s'agit du marchand Sebastiaan Leerse, de son
épouse et de son fils. La collection présentée est exemplaire des goûts du bourgeois anversois type
du XVIIe siècle et affiche une prédilection marquée pour les petites œuvres d'artistes
contemporains des Pays-Bas méridionaux. Les sujets en sont divers: des scènes bibliques et
mythologiques, des marines et des pièces architecturales.
Une ode à l'art
Francken lui-même est représenté dans cette collection, puisqu'on y reconnaît deux œuvres de sa main. La première est L'adoration des mages, accrochée au centre du mur. La seconde, que l'on voit dans le coin inférieur droit, représente une ancienne légende. Le peintre grec Apelles tombe fol amoureux de son modèle Campaspe, maîtresse d'Alexandre le Grand. Magnanime, ce dernier la lui offre. Ainsi, Francken rend hommage tout à la fois à l'art, à l'artiste et au collectionneur.
