Frans Floris Ier
Anvers 1519 - Anvers 1570
1554
Huile sur bois
303 x 220 cm
Numéro d'inventaire 112
Frans Floris Ier a peint cette œuvre à la demande de la guilde des escrimeurs.
Comme toutes celles qu'il réalisera après son séjour à Rome, elle trahit l'influence de l'art
Renaissance italien de Michel-Ange et Raphaël. Floris y a représenté un enchevêtrement de bras et
de jambes, d'ailes et de queues, surmonté d'une armée d'anges. Sous la direction de l'archange
saint Michel, ceux-ci chassent du paradis le dragon à sept têtes et ses acolytes. Cette scène se
nourrit de la vision apocalyptique de saint Jean et symbolise la lutte du Bien contre le Mal.
La crise iconoclaste de 1566 a eu raison des volets latéraux de ce triptyque. Le panneau
central a été heureusement épargné. Au centre de celui-ci figure Michel, le saint patron des
escrimeurs. En gardien du paradis et ennemi du diable, il était un exemple pour les membres de la
guilde. En bons chrétiens, ceux-ci se devaient de lutter comme lui contre le mal et de faire régner
l'ordre au nom de Jésus.
Quelques détails
Dans la mêlée des personnages, Floris a peint quelques détails subtils. Dans une petite ouverture, à gauche du tableau, on aperçoit par exemple la Vierge apparue à saint Jean. Nimbée de soleil et couronnée de douze étoiles, elle est menacée par le dragon, tandis que les anges emportent son enfant au ciel. Dans le coin inférieur droit, on découvre également une abeille. Symbolise-t-elle le mal ou le zèle ? La question demeure entière.
