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L’heure des vêpres

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Constant Permeke
Anvers 1886 - Ostende 1952
1927
Huile sur toile
128 x 149 cm
Numéro d'inventaire 2779

Au début des années 1920, Constant Permeke séjourne brièvement dans la région de la Lys. Il y rejoint ses amis et collègues impressionnistes Gustave De Smet et Frits Van den Berghe, qui s'y sont fixés. Une fois de plus, il est frappé par la dureté de la vie rurale et l'attachement du paysan à sa terre. À Astene, un petit village en bord de Lys, il peint quelques toiles monumentales. Des paysages, mais aussi de modestes intérieurs paysans.
Sur cette toile, nous voyons une femme moudre du café, tandis que son mari fume la pipe. Un petit chien fait face au spectateur. Les imposants protagonistes ne regardent pas le public. Il est cinq heures de l'après-midi: l'heure de boire le café, mais aussi celle des vêpres. L'Église catholique rythmait la journée des fidèles par des prières à heures fixes. Les vêpres étaient l'avant-dernière prière de la journée. Cela se voit d'ailleurs aux personnages. Épuisés par le dur labeur, ils sont perdus dans leurs pensées et incapables d'engager une conversation.

Pleine image

Bien que la peinture soit maigrement apposée, cette Heure des vêpres n'a rien de léger. Les personnages robustes dans des tons terre occupent toute la toile. L'homme est essentiellement dessiné, à peine colorié, la femme est plus foncée et plus massive. Prisonniers de leur existence, de leur vie de labeur, l'espace vital leur est chichement compté.

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