John Michael Rijsbrack
Anvers 1694 – Londres 1770
terra-cotta
60,5 x 50 x 26 cm
Numéro d’inventaire IB00.079
Michael Rijsbrack commença sa carrière dans l'atelier du sculpteur anversois
Michiel van der Voort. En 1720, il part pour Londres avec son frère
Pieter Andreas. Aujourd'hui encore, les Britanniques voient Rijsbrack comme un
grand maître de la sculpture anglaise. Cet
Autoportrait montre un homme à la fois posé et détendu. La bouche légèrement ouverte et le
jeu d'ombre et de lumière renforcent la vivacité de la statue, qui est si réaliste que l'on peut
distinguer l'iris de la pupille dans les yeux. Les sourcils en broussaille et la finition raffinée
des boutons et des boutonnières indiquent un puissant sens du détail.
Il n'est pas rare qu'un sculpteur commence par un dessin avant d'en façonner un modèle.
Ainsi, il se fait une idée de la sculpture définitive qu'il ambitionne de réaliser. Ce portrait en
terra-cotta est-il une statue à part entière, ou un modèle pour, par exemple, un exemplaire en
marbre ? Quoi qu'il en soit, il n'existe aucune trace d'une version en marbre.
Un couvre-chef qui revient
C'est grâce aux portraits peints ou gravés d'autres artistes que nous pouvons identifier cet autoportrait comme étant celui de Rijsbrack. Un tableau de John Vanderbank de la collection de la National Portrait Gallery londonienne montre le sculpteur coiffé du même couvre-chef casanier.
