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Rythme d’ondes lumineuses. Rue, soleil, personnes qui passent.

Jules Schmalzigaug
  • Numéro d’inventaire 2100
  • Date (1915 - 1916)
  • Dimensions 98 × 127 cm
  • Matériel Olieverf op doek
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Schilderij Rhytmus van lichtgolvingen. Straat, zon en menigte van Jules Schmalzigaug

Rythme d’ondes lumineuses

Rythme d’ondes lumineuses. Rue, soleil, personnes qui passent, ou Lumière, est une véritable symphonie de lumière, de couleurs et de vibrations.  La toile est dominée par des touches de couleur répétitives dans un mouvement circulaire. Le mouvement crée un espace central dont la direction est donnée par les taches de couleurs et les pointillés. Les lignes vibrent dans un mouvement ascendant. Les angles arrondis et la profusion de teintes chaudes et claires contribuent au dynamisme et à la gaieté de la toile.

Mouvement et atmosphère

Lumière, couleur et forme. Jules Schmalzigaug manie ces éléments pour rendre le mouvement et l’énergie. Mais le peintre cherche aussi à exprimer une humeur, une ambiance. Il a peint Lumière dans une palette vibrante de couleurs et de formes. C’est une composition parfaitement abstraite, un jeu de ligne et de couleurs aussi éloigné de la réalité qu’il est possible de l’imaginer.  

Schmalzigaug: de la lumière à la couleur

Comment transformer la lumière en couleurs sur la toile ? Voilà la question qui animait Jules Schmalzigaug. Il s’y attacha toute sa carrière, recherchant les couleurs qui captent et rendent la lumière. Ses notes parlent de lumière directe et indirecte, de son influence sur la couleur. Il crée une lumière plus douce, plus fine avec des volets, des draps et des miroirs. Au gré de ses expérimentations, ses premiers tableaux, lourds et emphatiques, laissent la place à des compositions plus légères en dépit d’une palette plus intense.

Influence des futuristes

Filippo Marinetti publie en 1909 un Manifeste du Futurisme dans lequel le fondateur du mouvement artistique italien plaide pour un art entièrement axé sur l’avenir. Le  futurisme est en fait davantage qu’un mouvement artistique : ses principes doivent gouverner la vie tout entière. Schmalzigaug a rejoint le mouvement par intérêt pour la nouveauté et l’originalité. Sous l’influence de Marinetti et ses futuristes, le peintre se détourne de la perspective et se met à appliquer les divers éléments de ses toiles en couches superposées.

La théorie des couleurs de Schmalzigaug

Jules Schmalzigaug commence à esquisser sa théorie des couleurs en 1914. Il n’utilise plus la lumière comme un moyen de suggérer la forme. Il souhaite ‘libérer’ la couleur de la forme et de la lumière. La couleur donne un thème en soi. Schmalzigaug est convaincu que l’avenir de la peinture est dans la musique des couleurs, dont on écoute l’harmonie des teintes à la manière d’un concert symphonique. “L’œil humain percevra la couleur comme émotion et soi. Les couleurs multipliées n’auront pas besoin de formes pour être comprises. Les œuvres picturales seront peut-être de vertigineuses architectures, sonores […] d’énormes gaz colorés qui, sur la scène d’un libre horizon, électriseront l’âme complexe d’êtres nouveaux que nous ne pouvons concevoir aujourd’hui .

Schmalzigaug: La panchromie

Schmalzigaug consacra même à ses idées un manifeste  : La Panchromie. Il rassemble en 12 chapitres concis ses conceptions de la couleur et de la lumière, outils d’une composition harmonieuse. Il met fin à sa vie en 1917 à l’âge de 34 ans, laissant une œuvre limitée : aquarelles, dessins et une trentaine de tableaux.

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