Bande-son inversée

Pour les fans du musée qui ne vous connaissent pas encore : comment vous décririez-vous et votre musique ?
Dries : « C’est une question qui revient souvent et qui reste toujours difficile. »
Menno : « C’est une rencontre de différents mondes. La recherche d’un dénominateur commun parmi nos nombreux et divers centres d’intérêt. Sans qu’il soit vraiment nécessaire de le définir. Nous laissons simplement les choses se faire. C’est un mélange de différentes atmosphères. Une musique instrumentale qui n’appartient à aucun genre en particulier, avec du respect pour tous les genres. »
STUFF. avait déjà été invité sur le site du musée pour la série Lefto in Transit. Vous avez donc déjà de l’expérience avec la musique dans des espaces architecturaux.
Dries : « À l’époque, le musée était encore vraiment en état de construction. Cela rendait l’espace très particulier. Il est toujours intéressant d’entendre sa musique dans un environnement acoustique complètement différent. C’est aussi le cas avec ces enregistrements. Une magnifique grande salle de musée avec des planchers en bois… Ça sonne fantastique ! »
Qu’avez-vous retenu de vos expériences précédentes pour ces enregistrements ?
Dries : « Surtout la conscience que cela allait sonner très différemment. Surtout cette musique avec des batteries, ce n’est pas toujours simple. Nous voulons surtout nous laisser surprendre. Quel est le son de l’espace ? À quoi ressemble l’espace ? Nous n’avions pas encore vu l’œuvre de Vandenbranden en vrai, donc c’était aussi une surprise pour nous. »

Composition - Guy Vandenbranden, KMSKA
Une œuvre qui fait rêver
Pourquoi avez-vous choisi une œuvre de Guy Vandenbranden ?
Dries : « Nous avons parcouru les archives en ligne du musée et commencé spontanément à chercher des œuvres qui correspondaient à notre musique. C’est toujours un défi de mettre les cinq membres du groupe sur la même longueur d’onde. Nous étions tous les cinq en phase avec le travail de Guy Vandenbranden. Il stimule l’imagination. »
Quel est le lien entre la musique et l’œuvre ?
Dries : « Ce n’est ni trop figuratif, ni trop abstrait. C’est une œuvre dans laquelle on peut s’évader, mais qui ne vous pousse pas trop dans une direction précise. »
Menno : « Nous essayons de trouver une image pour la musique dont nous avons le sentiment qu’elle correspond à l’album. »
Comment construit-on une bande-son autour d’une œuvre d’art ?
Dries : « Je pense que c’est plutôt le contraire. La musique était déjà très concrète et presque terminée. Ce n’est qu’ensuite que nous avons cherché des images qui y correspondaient. Cette œuvre garde quelque chose de très moderne. L’aspect artisanal et le caractère moderne de l’œuvre s’accordent avec la musique. Le fait que nous y voyions tous des choses différentes nous semble très intéressant. »
Une magnifique grande salle de musée avec des planchers en bois… Ça sonne fantastique !
Avez-vous trouvé que c’était un défi de jouer ici ?
Dries : « Pas vraiment un défi, car nous l’avons déjà fait auparavant. Je dirais plutôt que c’est un luxe et un honneur de pouvoir jouer dans le musée. Nous trouvons fantastique d’être liés au musée en tant qu’Artists in Residence. Simplement se promener dans les espaces, c’est déjà un honneur. Nous aimons nous laisser surprendre par la façon dont cela sonne et se ressent dans l’espace. Entre-temps, nous sommes habitués à des situations très extrêmes. Nous avons joué dans les sous-sols les plus sales et sur les plus grandes scènes. C’est génial de pouvoir faire cela ici aussi. »
Musique du futur
Que peut-on encore attendre de vous à l’avenir ?
Menno : « Bien sûr, nous avons vraiment hâte de pouvoir rejouer en live. Nous sommes nés comme un projet live, donc l’aspect performance reste super important. »
Dries : « J’espère surtout retrouver le chaos de la vie nocturne, comme avant. Et que nous puissions continuer à collaborer avec d’autres. Nous adorons pouvoir faire quelque chose avec le musée. On en apprend beaucoup et ça permet aussi de grandir. Nous espérons continuer à avoir ce genre d’opportunités et rester productifs. Nous voulons continuer à nous surprendre mutuellement. »




